La lettre n°54 de l'I.F.E.T.S. - août/septembre 2004

"Les adhérents rencontrent les adhérents"

 

L'IFETS, dans son programme "les adhérents rencontrent les adhérents" a été accueilli en juin dernier, chez S.G.S. multilab, laboratoire multi-matrices (eau, air, sols, déchets, boues, sédiments) sur lesquelles est pratiqué l'ensemble des analyses environnementales.

Cette journée "portes ouvertes" a été pleine d'enseignements pour les adhérents de l'IFETS qui ont participé à cette visite.

S.G.S. multilab résulte du regroupement en début d'année 2003 des deux plus importants laboratoires du Groupe S.G.S. en France, le laboratoire Crépin de Rouen et le Laboratoire Wolff Environnement d'Evry.

Il rassemble un peu plus de 205 personnes, dont 95 sur Evry, le siège social, 80 sur Rouen et une trentaine répartie sur les 8 autres sites de province (Lyon, Dijon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Brive, Châteauroux et Caen). Sur ces 205 personnes, environ 150 réalisent des prestations de prélèvement, de mesures sur site et d'analyse dans le domaine de l'environnement, les autres, principalement sur Rouen, étant spécialistes de l'analyse dans les domaines agricoles, alimentaires et industriels. Avec plus de 115 000 échantillons traités en 2003 sur environ 1000 paramètres différents, S.G.S. multilab est un des dix plus importants laboratoires environnementaux en France.

Le site d'Evry rassemble un laboratoire multi-matrices (eau, air, sols, déchets, boues, sédiments) sur lesquelles est pratiqué l'ensemble des analyses environnementales (paramètres de base, microbiologie, micro-polluants minéraux et organiques) et deux équipes "Mesures sur site", l'une spécialisée dans les eaux naturelles et résiduaires, l'autre dans l'air (émission, hygiène du travail et air intérieur des locaux) et le bruit.

Ce laboratoire dispose du plus grand nombre d'accréditations COFRAC (Comité français d'accréditation) dans le domaine de l'environnement et est le premier et toujours le seul à ce jour en France à être accrédité pour le développement et la conception de nouvelles méthodes analytiques. Il est agréé par le MEDD pour les analyses d'eau, de sédiments et d'air, ainsi que par le Ministère chargé de la santé : à ce titre, il assure un rôle de service public pour le contrôle départemental des eaux de consommation humaine et de baignade dans le 91. Il a également la particularité d'être le laboratoire français traitant de la caractérisation des précipitations (pluies acides). Il est également un important laboratoire d'analyse des légionelles et a développé récemment une nouvelle méthode, par biologie moléculaire, qui permet de doser ces bactéries en 48 heures au lieu de 14 jours. Il réalise enfin quelques analyses sortant du domaine de l'environnement, dans le domaine des OGM sur les produits bruts et finis de l'agro-alimentaire ainsi que dans le domaine du traitement de surface (analyse de bains et de produits chimiques).

Les deux centres opérationnels "Fields Services" sont certifiés ISO 9001 pour l'ensemble de leurs opérations de prélèvement et d'analyse sur site, accrédités par le COFRAC pour les prélèvements d'air à l'émission, d'air dans les ateliers et d'amiante et pour les études de qualité de rivières et plans d'eau (indices biologiques). En tant que prestataires intervenant au sein des unités industrielles de leurs clients, en particulier pétroliers et para-pétroliers, ils sont habilités GEHSE (Guide d'Engagement Hygiène, Sécurité, Environnement).

Le chiffre d'affaires réalisé par SGS multilab dans le domaine de l'environnement en 2003 a dépassé 12 Me avec une clientèle divisée grossièrement en quatre quarts :

  • les administrations (DIREN, ADEME, Agences de l'Eau, DDASS, DRIRE, DDE,...) et collectivités locales
  • les industriels
  • les éco-industriels, filiales des grands groupes traitant les eaux et les déchets
  • les bureaux d'études, bureaux de contrôle, les experts judiciaires et d'assurance ainsi que les laboratoires confrères.

SGS multilab fait partie du réseau SGS Environmental Services, réalisant un CA de 130 Me et fort de plus de 1550 personnes présents dans une quarantaine de pays dans le monde entier (principalement Espagne, Italie, Allemagne, France, Benelux, Australie, USA, Canada, Taïwan, Chili,...)

Un grand merci à Christian Demanze pour l'accueil qu'il nous a réservé.

 

 

       

L'Académie de l'Eau

 

L'Académie de l'Eau, association de la loi 1901, a été créée en 1993, à l'initiative des six agences de l'eau et du ministère français chargé de l'environnement. Elle est composée de 135 membres bénévoles répartis dans trois collèges :

  • Le Collège des personnalités compétentes, constitué de personnes qualifiées dans les domaines scientifiques, administratifs et institutionnels (59 académiciens),
  • Le Collège des membres correspondants, qui regroupe des personnes physiques ou morales, de droit public ou privé, françaises ou étrangères (53 académiciens),
  • Le Collège des amis de la charte sociale de l'eau, composé de personnes physiques et morales adhérant activement à la Charte élaborée par l'académie de l'eau (23 académiciens).

Une vision partagée

  • L'eau est indispensable à la vie et à la santé. Le droit à l'eau de l'être humain est fondamental pour qu'il puisse vivre une vie saine et digne. C'est une condition nécessaire à la réalisation de tous les autres droits.
  • L'eau est par nature un bien commun. Nul ne saurait se l'approprier. C'est à la collectivité d'en définir l'usage pour en assurer un bon approvisionnement et un bon assainissement, pour limiter les gaspillages, dans un esprit de justice sociale, de saine économie, de respect de l'environnement et de la diversité culturelle.
  • L'eau est indispensable pour la nature, tant pour la flore que pour la faune, tout en apportant aux habitants une meilleure qualité de vie, il faut donc assurer la préservation des éco-systèmes aquatiques.

Un dessein commun
Les membres de l'Académie de l'Eau se mobilisent autour d'objectifs complémentaires ambitieux visant à valoriser ce patrimoine essentiel, riche et complexe. A ce titre, elle s'emploie à :

  • intensifier les échanges d'informations et nourrir les réflexions sur les diverses facettes de la thématique de l'eau pour développer une synergie entre tous les domaines où l'eau intervient,
  • élaborer des outils et des propositions novatrices d'aide à la gestion, conformément aux principes du développement durable et de la gouvernance,
  • améliorer la sensibilisation de l'opinion publique sur la problématique de l'eau et engager la société civile à devenir acteur de la maîtrise de l'eau, de la préservation de l'environnement, de la promotion de la qualité de vie.

Une approche interdisciplinaire innovante

  • Parce que la gestion de l'eau souffre de vues partielles et d'analyses incomplètes, l'Académie privilégie une démarche croisée d'étude, de réflexion et de proposition associant des disciplines et des compétences complémentaires. Cette volonté de décloisonner le champ des savoirs est partagée par la communauté des Académiciens qui regroupe non seulement des spécialistes de l'eau (moins de 50 %) mais aussi des médecins, écologues, agronomes, économistes, juristes, industriels, gestionnaires de la ville, sociologues et représentants d'institutions variées.
  • L'Académie de l'Eau déploie ses missions, notamment lors des forums mondiaux organisés tous les trois ans, en étroite liaison avec des institutions nationales et internationales (Unesco, OMS...) animées par une même détermination à inscrire la gestion de l'eau dans une dynamique de développement durable.

 

L'Académie de l'Eau a mis en place des groupes de travail thématiques :

Pôle 1 : la gestion des territoires

  • Les territoires urbains : alors que les deux tiers de la planète vivront d'ici quinze ans dans les villes, comment garantir des systèmes d'approvisionnement en eau potable et de traitement des déchets à la mesure de besoins accrus ?
  • Les zones rurales : quel développement agricole privilégier permettant de réduire la pollution des sols et de favoriser les techniques anti-gaspillage dans l'utilisation de l'eau d'irrigation ?

Pôle 2 : eau, santé et environnement

  • Hygiène : comment éviter que des millions de personnes souffrent et meurent de maladies hydriques ?
  • Assainissement : quels dispositifs mettre en place pour les eaux usées et pluviales sans dommage pour l'environnement ?

Pôle 3 : l'eau et l'économie

  • Péréquation : comment répartir le coût de l'eau entre les usagers et les contribuables dans un esprit de solidarité ?
  • Coopération : quelles voies privilégier pour que l'accès à l'eau soit un droit fondamental appliqué dans chaque pays, notamment pour les plus pauvres ?

Pôle 4 : l'eau et la gouvernance

  • Droit : quels mécanismes juridiques mettre en place pour une gestion et une utilisation équitable et raisonnée de la ressource ?
  • Régulation : quelles relations doivent entretenir les pouvoirs publics, les intérêts privés et les usagers dans la gestion de l'eau ?
  • Responsabilité : quelles modalités définir en matière de transparence et de durée des engagements ?

Pôle 5 : la concertation avec les usagers

  • citoyenneté : comment promouvoir une logique de démocratie participative pour une gestion moderne et efficace de l'eau ?
  • Culture : comment inclure la diversité culturelle dans cette stratégie de participation citoyenne ?

Pôle 6 : l'information, l'éducation, la formation

  • Les usagers bénéficiaires : quelles actions de sensibilisation peuvent inciter les usagers à s'impliquer dans la gestion de l'eau ?
  • Les opérateurs responsables : quelles formations sensibilisent les décideurs et les gestionnaires aux principes du développement durable et leur offrent les outils pour un meilleur dialogue avec les usagers ?

L'Académie de l'Eau a aussi pour mission de rendre accessibles et valoriser ses travaux :
- recueillir et partager les expériences de terrain
- proposer des documents d'aide à la gestion durable
- réaliser des enquêtes d'intérêt général
- dynamiser la concertation internationale
- développer un service d'appui aux formations.

Pour en savoir plus : academie@oieau.fr

 
 
 

L'eau : chiffres clés

Consommation quotidienne

  • 600 litres d'eau par habitant aux Etats-Unis et au Japon
  • 250 à 350 litres par habitant en Europe
  • 10 à 20 litres par habitant en Afrique subsaharienne

Accès à l'eau potable

  • 2,3 milliards de personnes ne dispossent pas de systèmes sanitaires
  • 1,4 milliard n'ont pas accès l'eau potable
  • 7 millions meurent chaque année d'une maladie liée à l'eau dont 2,2 millions d'enfants de moins de 5 ans.
 
 

ACCÈS A L'EAU ET A L'ASSAINISSEMENT

Le défi est immense : 1,1 milliard de personnes sont privées dans le monde d'un accès convenable à l'eau potable et 2,4 milliards ne disposent pas d'assainissement.

Face à cet enjeu, la communauté internationale se mobilise depuis plusieurs années et s'est donné comme objectif de réduire de moitié d'ici 2015 la proportion de la population qui, dans le monde, n'a pas un accès durable à l'eau et à l'assainissement (Objectifs de développement du Millénaire décidés lors de l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2000 et Johannesbourg).

Pour sa part, en juin 2003 à l'occasion du sommet du G8, la France s'est engagée à doubler le montant de son aide dans ce secteur et a encouragé ses partenaires internationaux à s'engager dans cette voie.

Mobilisés pour réussir ce "pari de l'eau et de l'assainissement", les acteurs français de l'eau (Etat et collectivités territoriales, entreprises publiques et privées, agences de l'eau, institutions universitaires et de recherche, organisations non gouvernementales, experts...) se sont engagés dans un travail commun dans un esprit de concertation et d'efficacité.

En 2002, ils ont conçu ensemble la "Charte d'engagement pour l'accès à l'Eau et à l'Assainissement" qui clarifie le rôle des différentes parties prenantes et précise les principes de gouvernance et de bonne gestion.

Depuis, ils ont identifié plusieurs actions à mener ensemble pour favoriser l'éclosion de plus de projets sur le terrain.

Ils invitent leurs partenaires à s'y associer, à veiller à la cohérence de leurs pratiques et à progresser ainsi de façon plus rapide vers les objectifs de développement du millénaire.

ASTEE - Association Scientifique et Technique pour l'Eau et l'Environnement

       

Un plan pour moderniser l'inspection des installations classées

 

Un programme de modernisation de l'inspection des installations classées vient d'être présenté. Il s'agit d'accompagner la croissance des effectifs d'un programme de travail assorti de priorités.

A l'heure actuelle, 1 119 agents répartis au sein des DRIRE assurent le contrôle des installations industrielles et des élevages, et la prévention dans ces établissements des risques, des pollutions et des nuisances.

On se souvient que le gouvernement avait décidé, en 2002, de renforcer cette inspection de 400 postes, dont les 100 premiers ont été inscrits au budget 2004 du ministère. Cette démarche est confirmée. "Entre 1998 et 2007, soit en moins d'une décennie, l'inspection des installations classées sera passée de 753 à 1 419 agents, soit un quasi-doublement. Si on s'intéresse aux postes techniques d'inspecteurs, ceux-ci seront passés de 516 à 1144, soit une multiplication par 2,2". a souligné le ministère.

Le programme pluriannuel qui vient d'être signé, vise à utiliser le plus efficacement possible ces renforts. Car ce millier d'agents a la charge de contrôler pas moins de 23 000 établissements classés dont 2 000 établissements à risques...

Ce plan détaille donc les modalités de pilotage, de méthodologie, d'organisation, de formation et d'information à mettre en oeuvre dans les DRIRE au cours des prochaines années. Il comporte des engagements de nombre de visites, de délai d'autorisation, de réponse aux plaintes et de transparence.

Il prévoit aussi que le ministère de l'Ecologie et du Développement durable fixe chaque année des priorités d'actions à l'inspection des installations classées. Pour 2004, ces priorités sont au nombre de trois. En matière de lutte contre la légionellose, un recensement national des tours aéro-réfrigérantes devra aboutir avant juin.

Dans le domaine des déchets, le ministère a enjoint aux préfets de recenser les décharges sauvages et de les faire fermer dans un délai d'un an.

La troisième priorité concerne les 626 établissements de type Seveso qui devront mettre en oeuvre des études de danger renforcées et pour lesquels la mise en place des nouveaux comités locaux d'information sera accéléré.

(Extraits l'Eau, l'Industrie, les Nuisances - n° 270)

   
       

Bonne retraite monsieur Frappaz !

 

Guy Frappaz est né en 1923 dans une famille de soyeux ruinée par la "grande crise" de 1929 . Son père, Emmanuel, rachète à cette époque, un petit fonds de commerce d’articles de polissage (pâtes, tourets, disques, etc…) qui deviendra le noyau de l’entreprise Frappaz bien connue dans les milieux du traitement de surface.

Après une scolarité sans soucis particuliers de la 11ème (eh oui les jeunes, c’est comme cela que ça s’appelait à l’époque…) jusqu'en Maths Sup (en 1940), il quitte le lycée du Parc de Lyon où il reviendra 60 ans plus tard comme président des Anciens Elèves (mais ceci est une autre histoire…).

Puis il entre à l’ESCIL (Ecole Supérieure de Chimie Industrielle de Lyon) et à la fac de Sciences d’où il sort avec une licence d’enseignement (l’équivalent de la maîtrise d’aujourd’hui)…. et avec Francine, sa condisciple qui deviendra sa femme en 1946 à la sortie de la guerre.

Engagé volontaire dans la 1ère Armée française, il participe aux combats sur le front des Alpes en septembre 44, puis en Alsace, et termine sa période militaire active en tant qu’officier-instructeur à l’école d’infanterie de St-Genis Laval.

Enfin, le 2 janvier 1946, il "entre en Galvano" comme d’autres entrent dans les ordres. La légende veut qu’à l’issue de sa première journée, il se soit déclaré surpris de la faible quantité de travail exigée de lui. ça lui passera rapidement …

Commence alors une période d’évolution rapide, même si elle n’est pas toujours facile. Les "Trente Glorieuses" sont là avec leur cortège d’opportunités pour qui sait les saisir et les maîtriser. L’entreprise s’est jusque là spécialisée principalement dans le matériel de galvano dont elle sera le leader en France pendant de nombreuses années. Sous l’impulsion de Guy Frappaz, chimiste de formation, elle va prendre le grand tournant des produits dits "de spécialité".

Il s’agit tout d’abord de trouver des licences, puisqu’à l’époque, tout comme aujourd’hui, d’ailleurs, ces spécialités sont en très grande majorité d’origine étrangère (principalement allemandes, américaines ou japonaises). La quête commence par l’Allemagne dans les années 50 à cause de la proximité d’abord et ensuite du fait de la langue que Guy Frappaz maîtrise mieux que l’anglais qu’il apprendra sur le tard … et sur le tas !

Les contacts avec l’Amérique ne viendront qu’à partir de 1962. Ce premier voyage vers des contrées encore lointaines et quasi-exotiques, donnera lieu à une projection – conférence  dans le cadre de l’AITE (Association des Ingénieurs et Techniciens de l’Electrolyse), aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd’hui !

Les contacts d’alors sont amicaux et fructueux. Ils permettent de développer de véritables relations personnelles dans un monde pas encore dominé par la mondialisation et l’accélération de tous les processus. C’est aussi un pays de cocagne pour les spécialistes de la galvanochimie et Guy Frappaz y développera des partenariats au long cours avec Allied  Research Products d’abord, puis avec Lea Ronal qui deviendra son associé dans Ronal Chimie, la filiale française de Lea Ronal.

En même temps, dans les années 1970, il est chargé de cours à l’ INSA où, une fois par semaine, il tente de faire partager sa passion du métier à de jeunes futurs ingénieurs, montrant ainsi le chemin de ce que pourrait être une promotion intelligente de notre métier. Il publie également des ouvrages personnels (Introduction à la galvanochimie) ou en collaboration (Les circuits imprimés, avec J. Serralta) ou encore en traduction (La cellule de Hull de W.Nohse).

Viendront ensuite les premières armes à l’international avec l'association au groupe Imasa et la distribution des produits Enthone et enfin, la grande aventure du rachat par le groupe MacDermid qu’il avait approuvé dans toutes ses phases car il pouvait pérenniser l’œuvre de sa vie et permettre à ses collaborateurs de poursuivre leur carrière sous l’aile d’un groupe puissant.

Si ces dernières années avaient été marquées par une délégation de plus en plus grande à son équipe, familiale ou non, sa retraite officielle en 1992, à près de 70 ans n’avait pas changé grand chose à ses habitudes et il était toujours présent à 7 h chaque matin pour une matinée consacrée à se tenir au courant ou à donner un "coup de main" lorsque celui-ci était sollicité : analyse approfondie de la presse internationale, rédaction d’articles, relecture, traductions ou contacts avec l’un de ses pairs en Galvano, toujours dans l’intérêt de la société.

Guy Frappaz a enfin fait valoir ses droits (symboliques) à la retraite définitive fin 2003, en pleine forme, pour mieux profiter de sa famille, de ses proches et de ses nombreuses passions, notamment celle des voyages. Nous lui souhaitons de cultiver son jardin le plus longtemps possible, entouré de l’affection des siens et de l’estime de tous ceux qui ont collaboré avec lui, ou l’ont croisé sur les routes de la Galvano.

 
       

Les brèves

       
 

L'explosion, un risque à part
L'explosion est un des accidents les plus redoutés dans l'industrie. En 2001, 1 497 accidents dus à des explosions ont eu lieu, coûtant la vie à 25 personnes. Sans parler des blessés et des conséquences matérielles, souvent catastrophiques pour l'entreprise. C'est pourquoi les risques explosifs sont l'objet en Europe d'une réglementation particulière, baptisée Atex (pour atmosphère explosive), qui vient d'être transposée en droit français*. Les exploitants ont désormais quatre obligations : éviter au maximum les atmosphères explosives, procéder à une évaluation du risque explosif, délimiter les zones à risques et établir et tenir à jour "un document relatif à la protection contre les explosions" intégré au document d'évaluation des risques. Le matériel utilisé dans les zones explosives est conçu spécialement pour limiter les risques d'inflammation, selon la classification Atex.

* Directive Atex du 23 mars 1994 transposée en droit français par les décrets du 19 novembre 1996 et du 30 avril 2002, et complété par les arrêtés du 3 mars 1997 et du 21 août 2000. Directive Atex du 16 décembre 1999 transposée en droit français par le deux décrets du 24 décembre 2002, complété par les arrêtés des 8 et 28 juillet 2003 et par la circulaire du 6 août 2003.

(Extrait d'Environnement Magazine - n° 1628)


Quelle est l'origine de la dénomination "BF4"
Ce procédé d'Anodisation Chromique (OAC), mis au point dans les années 50, par un jeune ingénieur prénommé Balmas Frédéric, présentait une "grande innovation" sur le plan technique par rapport au procédé anglais, inventé en 1923 par Bengough & Stuart.

Ce nouveau procédé était basé sur des paramètres bien définis et avec une mise en œuvre simplifiée. Le premier brevet, 1.129.179, fut exploité par la Sté SGI à Suresnes dès 1955 et fut rapidement homologué par les constructeurs d'avions et en particulier par la Sté des Avions Marcel Dassault.

Attendu que dans tous les paramètres du procédé, on retrouve le chiffre 4, (40 g/l - 40°C - 40 volts, 40 minutes, épaisseur obtenue : 4 µm) l'inventeur accola à ses initiales BF, le chiffre 4 qui était un "dénominateur commun" à tous les paramètres ; et c'est ainsi que d'une manière logique, ce procédé nouveau d'Anodisation Chromique fut appelé BF 4.

Michel Jannier
Précisons que dans la Lettre de l'IFETS de juin/juillet, l'article sur le Centre Technique de l'Aluminium a été rédigé par Michel Jannier auprès duquel vous pouvez obtenir tous les renseignements techniques désirés : 06 03 99 03 81

 

CD biodégradables
Après les gobelets, les sacs poubelles et les couches culottes, les Japonais ont mis au point le premier compact disque biodégradable dans l'eau en présence de micro-organismes. A l'origine de cette invention, le groupe Sanyo a utilisé du maïs dans la composition du produit, car il contient naturellement de l'acide polylactique dont les propriétés optiques et physiques sont très proches de celles du PC. Cette invention n'a rien d'une lubie. Avec une consommation mondiale de plusieurs milliards de CD, ce matériau, répondant par ailleurs aux normes en vigueur, devrait également satisfaire les attentes en termes de gestion et d'élimination des CD usagés. Cependant, des procédés de recyclage existent et à ce jour, les industriels sont plutôt à la recherche de gisements, faute d'un dispositif de collecte efficace.

(Extrait de Recyclage Récupération Magazine - janvier 2004)

 

 
 

La nouvelle directive est arrivée

C'est dans le courant de la dernière semaine du mois de janvier que le Parlement européen et le Conseil ont adopté le texte révisé de la directive "Emballages" dont la version initiale était référencée sous le code 94/62. Le texte prévoit que le taux de recyclage minimum des emballages en papiers-cartons devra atteindre 55 % en 2008 dans les 12 pays de l'Union Européenne. La Grèce, l'Irlande et le Portugal disposeront d'un délai supplémentaire, c'est-à-dire jusqu'à 2011 pour atteindre l'objectif.

A la veille de l'arrivée de nouveaux entrants au sein de l'Union, il fallait évidemment prévoir quel sort serait réservé en ce domaine aux nouveaux membres. Sur ce sujet délicat, le Parlement et le Conseil ont tranché également. Chypre, la Slovénie, la République Tchèque, la Hongrie, la Slovaquie, l'Estonie, la Lituanie et Malte ont souhaité que la directive nouvelle ne soit appliquée chez eux qu'à partir de 2013. La Pologne disposera d'une année supplémentaire  et la Lettonie bénéficiera du délai le plus long, c'est-à-dire jusqu'en 2015.

(Extrait de Recyclage récupération magazine n°6)

   
       
 

GeDaM PRO, la référence des progiciels de gestion des déchets

DATA Environnement, filiale du groupe SARP Industries / ONYX – leader du traitement et de la valorisation des déchets industriels dangereux -, est spécialisée dans la conception de progiciels de gestion au service de l’Environnement.

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Vous construirez ainsi votre propre base de données environnementales vous permettant de répondre aux obligations réglementaires en termes d’identification et de classification de vos déchets, de mesures spécifiques d’hygiène et de sécurité, et d’édition de vos documents administratifs légaux (BSDI, étiquettes ADR, Déclaration de transport de Matières Dangereuses, Déclaration DRIRE, …).

En parallèle, pour satisfaire vos objectifs de contrôle financier, GeDaM PRO assure une revue analytique de vos centres de coût liés aux flux de déchets.

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 Pour en savoir plus : DATA Environnement 
 Tel 01 34 97 91 80 - Fax 01 34 97 91 89 
 Email : dataenvironnement@sarpindustries.fr
 Site internet (avec demo) : www.sarpindustries.fr

 
       
       
 

Nomination à l'Agence de l'Eau RMC

Alain Pialat a été nommé Directeur en remplacement de Jean-Paul Chirouze "appelé à d'autres fonctions".
Alain Pialat est architecte-urbaniste de formation. Il a été DIREN en Bourgogne puis en Rhône Alpes et, dans son dernier poste en Ile-de-France.

   


 
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