Rejet zéro en traitements de surfaces : l’expérience italienne
Dans le cadre de ses journées de formation, l’IFETS a organisé un voyage d’étude à Florence durant lequel ont été visités un atelier intégré (la société Borghi Impianti Oleodinamici), un façonnier (la société Metal Cromo), et un équipementier (la société Ecoteam).
ACORE Industrie
Borghi Impianti Oleodinamici Spa est une importante société spécialisée dans la réalisation de tubes en acier au carbone pour toutes utilisations industrielles (circuit d’huiles, machines agricoles, poids lourds…).
Elle dispose de 5 établissements dans le monde (Italie, Angleterre, Etats-Unis) et le groupe compte un effectif total de 1000 personnes environ.
En 2004, la société a construit à Bologne, un nouveau bâtiment de production d’une surface couverte de 10 000 m2.
Celui-ci abrite un atelier intégré de traitements de surfaces comprenant une chaîne de zinc alcalin sans cyanure et de zinc acide, ainsi qu’une chaîne automatique de phosphatation. Les cuves ont un volume unitaire de 13 000 litres.
Le rejet zéro est opérationnel depuis l’année 2005.
Le principe retenu est comparable au schéma rencontré chez Metal Cromo à savoir :
- Électrocoagulation : recyclage à un débit de 15 m3/h des rinçages après dégraissage, décapage, neutralisation zinc acide.
- Échange ionique : recyclage à un débit de 12 m3/h des rinçages après zinc alcalin, passivation et phosphatation.
- Évaporation : recyclage à un débit de 500 litres/heure des rinçages après zingage. L’évaporateur à compression de vapeur est complété par un second évaporateur raclé qui permet d’obtenir un concentrat solide.
Les deux stations « rejet zéro » ont été étudiées et réalisées par la société Ecoteam implantée à Florence.
METAL CROMO
La société Metal Cromo est une affaire familiale regroupant 25 personnes assurant un travail à façon pour les secteurs de l’automobile et de la mécanique. La société est équipée de 5 chaînes de production de zingage dont 3 à l’attache et 2 aux tonneaux.
Capacité des bains
- zinc acide : 32 000 litres
- zinc alcalin : 20 000 litres
- zinc nickel : 16 000 litres
Le rejet zéro est opérationnel depuis juillet 2004.
ECOTEAM SPA
Fondée en 1988, Ecoteam Spa dirigée par Paolo Nermanni, regroupe une trentaine de collaborateurs spécialisés principalement dans la problématique
environnementale des traitements de surfaces.
La société a acquis une grande expérience sur le « rejet zéro » avec la
mise en place de stations physico-chimiques, d’électro-coagulation, de
recyclage sur échangeurs d’ions, d’évapo-concentration, etc…
Ecoteam est ISO 9001-2000 ainsi qu’ISO 14001 et recense des partenaires
au Brésil, au Portugal, en Espagne et en France.
En France, la société Poli-Disques est représentant exclusif d’Ecoteam.
Les deux sociétés ont fêté leurs 10 ans de collaboration.
Ecoteam assure un service complet auprès de ses clients :
- études, recherches
- analyses, essais pilotes
- fabrication d’équipements métalliques et plastiques, armoires électriques, etc.
- montage et mise en route
- service après-vente et formation
SITS 2008 - impressions à chaud
ieux que la précédente édition 2006… oui, certainement mais ce n’était pas trop difficile.
On peut cependant regretter une fois encore que les traitements de surfaces soient relégués en fond de salon, si bien que les visiteurs n’arrivaient pas avant 10h
et reprenaient le chemin du retour à 17h.
Ce salon ayant été globalement positif, gageons que 2010 sera encore meilleure grâce aux efforts des organisateurs.
Pour ce qui concerne le village de l’IFETS qui réunissait 11 exposants, on peut dire qu’il s’agit d’une réussite.
Nous avons recueilli leurs impressions « à chaud » le vendredi soir.
Georges Abi Rached (AB Certification)
Beaucoup de contacts ont été établis. Bien
sûr reste à les concrétiser. Mais nous sommes
très satisfaits de notre participation.
Daniel Rougeau (Serfilco)
Nous participons à de nombreux salons en France et à l’étranger. Je ne peux que constater que le SITS décline et on en fait vite le tour.
Nous avons eu 2 jours minables, 1 moyen et le jeudi très bon. C’est cher payé...
Jean-Marc Ruch et Maryline Fusil (KMU)
Cette édition a été bien meilleure que la précédente. L’ambiance était sérieuse… heureusement que les tigres ne sont pas revenus !...
Cependant, on ne peut que constater que 3 jours ont été intéressants. Nous avons eu la visite d’industriels du thermique, peut-être y a-t-il une synergie avec Industrie..
Michel Caron et Laetitia Caron (MCE2)
Pour une première participation sur le stand collectif de l’IFETS, nous sommes tout à fait satisfaits et réitérerons.
Les contacts ont été très intéressants.
Nos voisins de l’industrie thermique sont venus demander des conseils. Nous avons également été interrogés pour le traitement de l’eau.
Eric Van de Wynckele (Veolia propreté)
Excellents contacts, on peut dire que le salon
a été rentabilisé. Nous avons rencontré de
nombreux Suisses sur la problématique déchets
en général. Dommage que le parcours « ligne
verte » ait été aussi difficile à trouver et que
Veolia propreté n’y figurait pas.
Philippe Manchon (Az Equipements)
Arrêtons de faire démarrer ce salon le lundi.
Tout le monde perd son temps et nous diluons les visiteurs. Nos clients sont venus nous rendre visite et nous avons signé un contrat sur le stand.
Il est certain que la présence des formulateurs a draîné du monde. Il s’agissait de notre première participation sur
le stand collectif de l’IFETS et nous en sommes totalement satisfaits, nous reviendrons.
Thomas Maurelli (Chimie Circuit)
Le SITS est un bon salon. Nous avons établi de nouveaux contacts avec des projets solides.
Bilan positif.
Isabelle Charyrigues (WRC)
Bilan mitigé. Les 2 premiers jours ont été faibles.
Durant ce salon nous n’avons eu la visite que de personnes connues. Nous avons constaté qu’il n’y avait
pas de nouveaux projets, voire même des réductions de l’existant, dues à l’évolution technologique.
En revanche, nous avons eu beaucoup d’échanges positifs entre exposants.
Beaucoup de visiteurs étrangers.
Nous ne constatons aucune synergie avec Industrie.
Xavier Leclerc (EAP)
Très satisfait. Nous avons établi de nouveaux contacts très intéressants.
Le village de l’IFETS nous convient toujours aussi bien et l’ambiance y est très conviviale.
Nous avons apprécié le cocktail jeudi soir offert par le salon.
Georges Betton (Acore)
Les contacts ont été très positifs. En revanche,
peu de nouveaux clients. La formule Village de
l’IFETS nous a tout à fait convenu.
Quand les toxiques se jettent à l’eau
Conférence Agences de l’Eau
a directive cadre européenne du 23 octobre 2000
renforce celle du 4 mai 1976 en axant l’action majeure
des Etats membres sur une liste de 33 substances
prioritaires dont les rejets sont à réduire d’ici
2015 (Ex : chlorure de méthylène, nickel, plomb,
zinc, cuivre, chrome, etc…) et à supprimer dans
un délai de 20 ans (Ex : mercure, cadmium, trichloroéthylène…).
L’étude réalisée par l’INERIS sur 728 ateliers de
traitements de surfaces confirme que ce secteur industriel
est un des plus gros émetteurs de métaux et
de certains produits organiques.
Le Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durable (MEDAD) s’approprie les résultats de cette étude et prévoit l’élaboration d’une circulaire à destination des inspecteurs des ICPE.
Celle-ci devrait définir des critères de priorisation, les modalités de surveillance complémentaires (coût estimé 1000 à 1500 €/mois pour 10 substances) pour aboutir, sous 2 à 3 ans et par arrêté ministériel, à une révision des valeurs limites de rejet.
Pour information :
Normes de qualité environnementale provisoires à
retenir pour les substances prioritaires ou pertinentes
(eaux de surface intérieures) :
- Cadmium : 0,005 mg/l
- Nickel : 0,020 mg/l
- Cuivre : bruit de fond géochimique + 0,0014 mg/l
- Chrome : bruit de fond géochimique + 0,0034 mg/l
- Zinc : bruit de fond géochimique + 0,0031 à 0,0078 mg/l en fonction de la dureté de l’eau.
L’eau des douches fait le trottoir
A Yerres dans l’Essonne, baigneurs et trottoirs se lavent dans la même eau. Sous les 53 douches, les usagers de la nouvelle piscine municipale ignorent pourtant tout de la seconde vie de l’eau avec laquelle ils se nettoient. Entraînée dans les entrailles du bâtiment, elle y est filtrée, traitée et désinfectée par un appareil compact baptisé Aquacycle.
Vingt six mètres cubes sont – nettoyés – chaque jour puis stockés en sous-sol. Grâce au traitement, ils peuvent attendre sagement que des agents municipaux viennent – faire le plein – pour nettoyer les voiries ou arroser les espaces verts.
La consommation électrique du procédé est en moyenne de 1,2 kWh/m3 et n’utilise aucun produit chimique. « Cette solution stable en qualité et quantité était plus intéressante pour nous que la récupération d’eau de pluie. Avec un prix du mètre cube d’eau à 4 euros, l’investissement de 180 000 € devrait être rentabilisé en moins de sept ans » estime Roger Davito, directeur technique de la commune. L’investissement sera d’autant plus vite rentabilisé si le projet de loi permettant d’utiliser à l’intérieur des bâtiments des eaux non potables trouve une issue favorable. Les douches pourraient alors aussi alimenter les toilettes de la piscine. Si le projet de loi est adopté, il deviendrait intéressant pour de nombreux bâtiments de traiter leurs eaux grises. Dans cette optique, la société Hangrohe, qui a conçu et développé l’Aquacycle, a un projet avec le groupe Accor pour équiper ses hôtels et donner une seconde vie à l’eau des douches des voyageurs.
(Extrait de Environnement Magazine – janv./fev. 2008)
Transport de marchandises dangereuses
Transporteurs, chargeurs, emballeurs une même obligation : le conseiller à la sécurité
Depuis le 1er janvier 2001, l’arrêté du 17 décembre 1998, impose un conseiller à la sécurité, non seulement pour les entreprises qui transportent, mais aussi pour celles qui chargent et déchargent et emballent des marchandises dangereuses.
Textes de Base
Jean-Marc CHOLLOT, Conseiller agréé à la Sécurité
Directives européennes 96/35 du 3 juin 1996 et 2000/18 du 17 avril 2000. Chapitre 1.8.3 de l’ADR du 1er janvier 2003. Article 11 bis de l’arrêté ADR du 1er juin 2001.
Qu’est-ce qu’une marchandise dangereuse ?
Une marchandise dangereuse est une matière qui est classée lorsqu’elle est susceptible d’entraîner des conséquences graves pour la population, les biens, l’environnement, en fonction de ses propriétés physiques et ou chimiques, ou bien par la nature des réactions qu’elle peut engendrer.
Quelles sont les entreprises concernées ?
Toutes entreprises dont l’activité comporte le transport terrestre ou qui procèdent aux opérations d’emballage, de chargement, de déchargement et de transport de ces dites marchandises, à partir du moment ou elles effectuent un transport par an et en fonction des quantités manipulées. (La limite des quantités étant très faible. Ex : de l’ordre du kilogramme pour les acides).
Mision du Conseiler à la Sécurité
Le conseiller à la sécurité pour le Transport de Marchandises Dangereuses, a pour mission générale la prévention et l’application de la réglementation du transport.
- Examiner le respect des règles relatives au transport de marchandises dangereuses.
- Conseiller l’entreprise dans toutes opérations concernant le transport de marchandises dangereuses.
- Rédiger un rapport annuel sur les activités de l’entreprise entrant dans son champ d’application et de compétences, en les quantifiant.
- Mettre en place des procédures, des formations, des actions correctives ou préventives en fonction des anomalies détectées.
- Rédiger un rapport conformément au chapitre 1.8.5.4 de l’ADR*, lors des accidents ou incidents. Ce rapport décrira les circonstances, le déroulement, les modalités de traitement et les conséquences de l’accident.
Vous devez impérativement vérifier si vous êtes soumis ou non à l’obligation de recours à un Conseiller à la Sécurité. Pour ceci la réalisation d’une expertise initiale, par un tiers compétent s’avère utile.
* ADR - Accord européen relatif au transport international des marchandises Dangereuses par Route