La Lettre de l'IFETS
Publiée tous les mois, elle est destinée à étendre son audience, à mieux faire connaître ses adhérents, informer sur l'actualité de la profession tant réglementaire que technique. C'est un des supports de communication de l'Institut et de ses adhérents.

LA LETTRE DE L'IFETS N° 72 - AOUT / SEPTEMBRE 2006

Un TITAN chez Serfilco

Titan est un système performant de filtration à nettoyage automatique utilisant un média filtrant.
Avec une large gamme de capacité (débit jusqu’à 100 m3/h), il est utilisé pour diverses applications :

  • pré-traitement d’eaux de nappe, de rivière ou d’eaux pluviales chargées
  • épuration des bains d’électrolyse où il peut être complété par un filtre à charbon actif en granulés (qui ne "casse" pas les tensio-actifs)
  • traitement de finition d’une station d’épuration physico-chimique
    d’effluents de traitements de surfaces, vibro-abrasion, etc…
  • recyclage des effluents.

Les avantages

  • Titan est une technologie propre, il améliore la qualité de la production et réduit les déchets. Absence de consommables (média filtrant permanent)
  • Totalement automatique, Titan "fonctionne tout seul et est très facile à mettre en œuvre".

Retour d’expériences

  • Les établissements Bekaert (Ecosse) possèdent un atelier intégré de zingage de présentoirs et de chariots pour la grande distribution. Les effluents (17 000 m3/an) sont traités dans une station physico-chimique classique. Avec la mise en place (en janvier 2002) du filtre Titan, 47 % de ces effluents ont été recyclés dans les rinçages non critiques. Le filtre a été amorti en moins d’une année.
  • La société I.E.P. (Industrial Electroplating Incorporated) a équipé un bain de zinc (45 m3) en mai 2000, 2 bains de zinc (40 m3 chacun) en été 2001 et plus récemment, le bain de zinc acide (25 m3) de sa chaîne tonneaux..
SERFILCO
34, avenue des Champs Elysées - 75008 Paris - Tel : 01 44 95 37 66 - Fax: 01 48 86 97 36
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Legionella et tours aéroréfrigérantes

La Legionella est une bactérie aérobie. Elle a été identifiée dans de nombreux milieux naturels (lacs, étangs, rivières) mais également dans certains réseaux d'eau chaude sanitaire, des forages et des circuits de refroidissement. Elle prolifère entre 20 et 45°C. Au-dessous de 20°C, les bactéries sont viables mais ne se développent pas : à partir de 60°C elles ne survivent pas.


Dans les tours aéroréfrigérantes, les températures d'eau sont généralement comprises entre 10 et 50°C, pour quelques applications elles peuvent descendre jusqu'à 1°C ou aller jusqu'à 90°C. La legionella peut être présente dans le biofilm qui est susceptible de se déposer dans ces installations. Celui-ci composé de bactéries, de polymères naturels et de sels minéraux est susceptible, au cours de son évolution, de se détacher, libérant ainsi les bactéries dans l'eau.

Les infections qui peuvent être occasionnées par la Legionella sont de deux formes :

  • une pneumopathie appelée maladie des légionnaires à déclaration obligatoire depuis 1987
  • une infection à caractère bénin appelée fièvre de Pontiac.

Dans ces deux formes, la transmission se fait par inhalation de fines gouttelettes d'eau ou aérosols (taille < 5µm) contenant des Legionella qui vont pénétrer jusqu'au niveau des alvéoles pulmonaires.

Les systèmes de refroidissement peuvent fonctionner :

  • soit par voie humide : transfert thermique de l'eau vers l'air par évaporation (les fluides sont en contact direct)
  • soit par voie sèche : transfert thermique de l'eau vers l'air par conduction et convection (les fluides sont séparés par une paroi).
L'attention doit être particulièrement portée sur le fait que l'installation peut favoriser le développement de cette bactérie. Aussi la prévention du risque lié aux Legionella repose-t-elle avant tout sur une bonne conception, une gestion adaptée des équipements (circuit, tour aéroréfrigérante, système de traitement d'eau) et un programme de maintenance et d'entretien approprié aux conditions d'exploitation.

Suivi des installations

Un suivi adapté des paramètres biochimiques permet d'ajuster le traitement pH, dureté totale, TAC, chlorures, conductivité, matières en suspension, flore viable...) ; ces valeurs doivent figurer dans le carnet de suivi ou y être jointes.
Le carnet de suivi du système de refroidissement (1 carnet par système) est un document qui doit refléter la vie de l'installation : son (ses) propriétaire (s), sa construction, ses améliorations, son entretien, ses dysfonctionnements par rapport aux points de consignes, etc.

Dénomination de l'installation

La dénomination de l'installation est rappelée à toutes les pages du carnet.

  1. Propriétaire de l'installation
    Au titre des ICPE, l'exploitant est en général le propriétaire de l'installation. Les différents propriétaires seront donc indiqués dans le carnet.
  2. Entreprises intervenantes (1 fiche par entreprise)
    Inscrire le nom de chaque entreprise intervenante (maintenance habituelle, maintenance exceptionnelle, traitement d'eau...)
  3. Identification du système de refroidissement
    Y indiquer le nom du maître d'ouvrage et maître d'œuvre ainsi que toutes les modifications apportées à l'installation (augmentation des débits d'air ou débit d'eau, adjonction d'une nouvelle tour...)
  4. Description des tours aéroréfrigérantes (1 fiche par tour)
    Indiquer les caractéristiques principales de chaque tour
  5. Fiche traitement d'eau
    Faire une nouvelle fiche en cas de modification du traitement d'eau (conserver les anciennes)
  6. Journal d'intervention
    C'est une - main courante - du fonctionnement du système aéroréfrigérant. Y indiquer toutes les interventions effectuées (nettoyage du bassin, des packings, réglages divers, ...), y compris les parties annexes s'il s'agit d'une tour ouverte (p.e. détartrage du condenseur d'une machine frigorifique...). Les feuilles du journal d'intervention seront numérotées.
  7. Relevé des consommations d'eau (1 fiche de relevé par compteur)
    Relever au moins une fois/mois les consommations d'eau d'appoint de chaque circuit. Les feuilles des relevés des consommations d'eau seront numérotées.
  8. Relevé des prélèvements et analyses bactériologiques
    Indiquer les analyses bactériologiques effectuées. En cas d'analyses faites à l'extérieur, les résultats et commentaires seront portés sur cette feuille.
  9. Analyses d'eau effectuées in situ
    Ce sont des analyses de routine qui permettent de vérifier le bon fonctionnement du traitement d'eau. En cas d'analyses faites à l'extérieur, une copie du bulletin sera jointe au carnet de suivi. Le traiteur d'eau indiquera les valeurs cible vers lesquelles il faudra tendre.
  10. Schéma de l'installation
    Un schéma daté de l'installation sera joint au carnet de suivi. Il devra comporter, outre l'ensemble du circuit, l'emplacement des bras morts, des points de prélèvements, des points d'injection de produit, des systèmes de protection, des points de purges, etc.

(Extrait : Guide des bonnes pratiques - Ministère)

Les déchets inertes

Jusqu'ici délaissés parce que non dangereux, les déchets inertes voient désormais leur stockage réglementé. Un cadre qui devrait contribuer à leur recyclage.

Attendu depuis de longues années, le décret sur les installations de stockage des déchets inertes vient enfin d'être publié(1). Transposition de la directive Décharge du 26 avril 1999 (2), il comble un vide juridique. En effet, les déchets inertes ne rentrent ni dans la catégorie des déchets dangereux, ni dans celle des déchets non dangereux. Ainsi, un déchet est considéré comme inerte "s'il ne subit aucune modification physique, chimique ou biologique importante, définit la directive-cadre. Les déchets inertes ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune réaction physique ou chimique, ne sont pas biodégradables et ne détériorent pas d'autres matières avec lesquelles ils entrent en contact d'une manière susceptible d'entraîner une pollution de l'environnement ou de nuire à la santé humaine.
La production totale de lixiviats et la teneur des déchets en polluants ainsi que l'écotoxicité des lixiviats doivent être négligeables et, en particulier, ne doivent pas porter atteinte à la qualité des eaux de surface et/ou des eaux souterraines".
Non évolutifs par définition, ils sont surtout composés de déchets issus de chantiers de bâtiment et des travaux publics et des activités de fabrication de matériaux de construction.
Mais, relevant de la classe 3 en vertu de la directive-cadre, les déchets inertes n'étaient jusque-là pas du tout surveillés. Pourtant, on pouvait les retrouver dans des zones humides protégées.
A la différence des déchets dangereux, non dangereux et ménagers, aucun texte n'était venu préciser la directive sur ce point hormis un guide de bonnes pratiques datant de juin 2004. Déjà, on y recommandait leur "déconstruction" : "la réutilisation et le traitement de ces déchets doivent être encouragés dès lors qu'ils sont possibles. Cependant, suivant les conditions techniques et économiques (absence de marché, faible valeur des granulats naturels rendant prohibitive l'utilisation de matériaux recyclés...), certains déchets ne peuvent être réutilisés ou recyclés ; ils doivent ainsi être éliminés dans des installations de stockage. En tout état de cause, la déconstruction sélective et le tri préalable sont la meilleure façon d'éliminer les déchets dans des filières adaptées", précisait le guide du ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Ecologie.

L'Etat reprend la main
Désormais, les décharges de déchets inertes devront en effet être autorisées par le préfet : leur contrôle bascule donc du maire à l'Etat. Après trois mois maximum d'instruction du dossier, la préfecture peut autoriser une entreprise à gérer une décharge de déchets inertes, en précisant les types et les quantités de déchets ainsi que la durée de l'exploitation du site. Les sites en cours d'exploitation devront quant à eux être autorisés avant le 1er juillet 2007.

 

(1) - Décret n° 2006-302 du 15 mars 2006 (JO du 16 mars 2006) et arrêté du 15 mars 2006 (JO du 22 mars 2006)
(2) - Directive 1999/31/CE du 26 avril 1999 (Extrait de Environnement Magazine n° 1648 - juin 2006)

Nettoyage manuel à froid
Remplacement des solvants halogénés par des formulations à base d’agrosolvants

Sous l’égide du programme AGRICE (AGRIculture pour la Chimie et l’Energie) géré par l’ADEME, un programme de recherche a permis de mettre au point des formulations à base d’agrosolvants se substituant notamment aux solvants couramment utilisés dans les opérations de nettoyage manuel à froid comme le trichloréthylène, le perchloréthylène, le chlorure de méthylène, les hydrocarbures aliphatiques.

Tous ces solvants relèvent de la Directive COV, sont tous étiquetés Xn (nocif) et sont classés pour les solvants chlorés phrases de risques R40 et R45 (cancérogène) et pour les hydrocarbures aliphatiques R65 et R66 (nocif en cas d’ingestion et provocation de dessèchement et gerçure de la peau) et R10 (inflammable).
Au contraire, les formulations à base d’agrosolvants (esters produits par la trans-estérification des tri-glycérides des huiles végétales en utilisant le méthanol) ne relèvent pas de la Directive COV (pas d’émissions de gaz à effet de serre) , ne sont pas classés dans une phrase de risque et ont des indicateurs environnementaux : ODP (potentiel de dégradation de l’ozone), POCP (émission de COV) et GWP (effet de serre) nuls.
Ces formulations à base d’agrosolvants ont été mises au point à partir des données des opérations de nettoyage manuel à froid menées par 5 industriels ou organismes représentant divers secteurs :

  • l’imprimerie : élimination d’encres
  • l’équipement automobile et aéronautique : enlèvement de résines, de polyuréthane, d’isocyanates.
  • la papeterie : nettoyage de colles et résines époxy,
  • le bâtiment : décapage de revêtements de peintures sur façades

Les formulations mises au point présentent des performances (degré et vitesse de nettoyage, séchage), similaires à celles des solvants halogénés et tiennent compte des techniques habituelles d’application.
Il ressort des résultats de cette étude qu’il existe aujourd’hui, pour chacun des problèmes posés par les industriels, en vue de remplacer les solvants d’origine pétrolière, une formulation à base d’agrosolvants (de 35% à 65% suivant les formulations) et de compléments permettant d’augmenter la volatilité et la rapidité d’action de ces formulations.

Une quantification de réduction de gaz à effet de serre a été effectuée en prenant pour exemple le secteur de l’imprimerie qui utilise actuellement de l’ordre de 6 000 t/an de solvants pétroliers pour le nettoyage des rouleaux et blanchets. Le remplacement de formulations à base de solvants aromatiques (98% de COV) par des formulations à base d’agrosolvants permettrait une réduction de COV de l’ordre de 4 000 t/an et une réduction de gaz à effet de serre de l’ordre de 8 000 t d’équivalent CO2 par an.

B. RAYMOND - BR Consultant - email : bernard.raymond@wanadoo.fr
H. BEWA - Ademe - email : hilaire.bewa@ademe.fr

Meilleures Techniques Disponibles

L'arrêté du 30 juin 2006 relatif aux installations de traitements de surfaces précise (Titre 1er, art. 1er) que : "l'installation est réalisée et exploitée en se fondant sur les performances des meilleures techniques disponibles économiquement acceptables (MTD) et en tenant compte de la vocation et de l'utilisation des milieux environnants ainsi que de la gestion équilibrée de la ressource en eau.

Qu'est-ce qu'une M.T.D. ?

Les meilleures techniques disponibles se définissent comme le stade de développement le plus efficace et avancé des activités et de leurs modes d'exploitation, démontrant l'aptitude pratique de techniques particulières à constituer, en principe, la base des valeurs limites d'émission visant à éviter et, lorsque cela s'avère impossible, à réduire de manière générale les émissions et l'impact sur l'environnement dans son ensemble.

Par "techniques", on entend aussi bien les techniques employées que la manière dont l'installation est conçue, construite, entretenue, exploitée et mise à l'arrêt.

Par "disponibles", on entend les techniques mises au point sur une échelle permettant de les appliquer dans le contexte du secteur industriel ou agricole concerné, dans des conditions économiquement et techniquement viables, en prenant en considération les coûts et les avantages, que ces techniques soient utilisées ou produites ou non sur le territoire, pour autant que l'exploitant concerné puisse y avoir accès dans des conditions raisonnables.

Par "meilleures", on entend les techniques les plus efficiaces pour atteindre un niveau général élevé de protection de l'environnement dans son ensemble.

Les considérations à prendre en compte en général ou dans un cas particulier lors de la détermination des meilleures techniques disponibles dans des conditions économiquement et techniquement viables, compte tenu des coûts et des avantages pouvant résulter d'une action, sont les suivantes :

  1. Utilisation de techniques produisant peu de déchets
  2. Utilisation de substances moins dangereuses
  3. Développement des techniques de récupération et de recyclage des substances émises et utilisées dans le procédé et des déchets, le cas échéant
  4. Procédés, équipements ou modes d'exploitation comparables qui ont été expérimentés avec succès à une échelle industrielle.
  5. Progrès techniques et évolution des connaissances scientifiques
  6. Nature, effets et volume des émissions concernées
  7. Dates de mise en service des installations
  8. Durée nécessaire à la mise en place d'une meilleure technique disponible
  9. Consommation et nature des matières premières (y compris l'eau) utilisées dans le procédé et l'efficacité énergétique
  10. Nécessité de prévenir ou de réduire à un minimum l'impact global des émissions et des risques sur l'environnement
  11. Nécessité de prévenir les accidents et d'en réduire les conséquences sur l'environnement
  12. Informations publiées par la commission en vertu de l'article 16, §2, de la directive 96/61/CE ou par des organisations internationales.

En bref

Manuel du peinturage industriel

Cet ouvrage de 360 pages de Stanislas Kups en collaboration avec J-C. Gruninger, vient de paraître chez Eurocol Editions.
Très complet, ce livre se compose ainsi :
Notions de base / Problèmes d'adhérence / Consistance des peintures liquides / Règles de l'art, Pulvérisation des peintures liquides / Pulvérisation pneumatique / Pulvérisation haute pression / Pulvérisation mixte / Pulvérisation basse pression d'air (HVLP) / Pulvérisation électrostatique / Pulvérisation centrifuge / Poudrage / Automatisation, robotisation, convoyage / Peinturage au trempé / Peinturage par aspersion / Autres techniques d'application / Hygiène, sécurité et protection de l'environnement

Pour commander cet ouvrage :
Prix : 73 € (emballage et port compris)
Eurocol Editions, J-C. Gruninger - 61, rue St-Exupéry - 76550 Offranville
Tel/Fax : + 33(0)2 35 40 31 98.

Nouvel arrêté spécifique aux traitements de surfaces

L'arrêté du 30 juin 2006, relatif aux installations de traitements de surfaces soumises à autorisation au titre de la rubrique 2565 de la nomenclature des installations classées, abroge l'arrêté du 26 septembre 1985. Ses dispositions s'appliquent aux installations dont la demande d'autorisation est déposée à compter du 1er octobre 2006. Elles sont applicables aux autres installations à compter du 1er octobre 2007.
Le texte de ce nouvel arrêté est disponible auprès de l'IFETS.

Destination des pneus usagés

Les pneus en déchetteries ont représenté 8825 tonnes en 2005.