La Lettre de l'IFETS
Publiée tous les mois, elle est destinée à étendre son audience, à mieux faire connaître ses adhérents, informer sur l'actualité de la profession tant réglementaire que technique. C'est un des supports de communication de l'Institut et de ses adhérents.

LA LETTRE DE L'IFETS N° 88 - Mai 2008

Rejet zéro de tout repos chez Dunlopillo

La vulcanisation par la vapeur utilisée pour la fabrication de matelas en Latex ainsi que le lavage et l’essorage des matelas finis, génèrent des effluents.

Ceux-ci, de l’ordre de 80 m³/jour, étaient traités par le passé, chez Dunlopillo Mantes la Jolie (78), par un procédé physico-chimique coûteux composé d’une neutralisation, d’une floculation et d’une filtration, avant d’être rejetés à la Seine.

Données de base

L

es matières polluantes sont majoritairement des résidus de latex, des hexafluorsilicates, de l’ammonium, du zinc, des chlorures ainsi que des tension - actifs anioniques et non anioniques.
Afin de s’affranchir de ce coûteux procédé de traitement des effluents, devenu obsolète, la recherche d’une solution de remplacement a été engagée.

Le procédé de substitution devait répondre aux critères suivants :

  • Fonctionnement entièrement automatique avec une grande disponibilité
  • Recyclage de l’eau épurée Exploitation avec une très faible présence de personnel
  • Encombrements réduits
  • Coût d’élimination des résidus faible
  • Faible consommation en énergie

La distillation sous vide faisait partie des différentes technologies envisagées et testées par la Sté Dunlopillo. Au vu des résultats obtenus par une série d’essais (voir tableau ci-dessous) réalisés avec une installation « Pilote » chez KMU Umweltschutz GmbH à Hausen en Allemagne, la Sté Dunlopillo a passé commande pour un évaporateur sous vide du Type Prowadest® 4000/1 avec une capacité de traitement de 4 m³/heure.

Résultats des essais d’évaporation Dunlopillo

Le volume de concentrât à éliminer représente ~ 2 % du volume d’effluent traité.

L’évaporateur sous vide

L’évaporateur sous vide du Type Prowadest® fonctionne sur le principe développé par KMU du « flot tombant avec une mise en circulation forcée », dans lequel l’effluent est mis en circulation à grande vitesse dans un échangeur thermique tubulaire vertical, grâce à une pompe de circulation.
A chaque passage une faible quantité d’eau est évaporée. Le surplus d’eau retourne dans la cuve d’évaporation pour être remis en circulation.

La phase vapeur, efficacement épurée par un séparateur développé à cet effet, est comprimée par le compresseur vapeurs/ pompe à vide multi lobes du type Roots, d’environ 600 mbar abs. à la pression atmosphérique.
Elle condense en transférant la chaleur de condensation vers le procédé d’évaporation, depuis l’extérieur des tubulures de l’échangeur thermique vers le produit à traiter à l’intérieur des tubulures.
Une conception optimale induit une consommation énergique spécifique d’environ 38 kWh par mètre cube d’eau distillée.
Les résidus concentrés sont vidangés automatiquement en fonction de la pression d’évaporation et de la température. De même un dispositif « CIP » de nettoyage automatique assure, par la mise en circulation forcée et le chauffage de la solution de nettoyage, une parfaite propreté des surfaces d’échange thermique afin d’optimiser la consommation en énergie L’ensemble des équipements ont été assemblés chez le client et l’installation est en service depuis plusieurs mois.

Schéma de principe «station»

Télésurveillance

KMU assure, à distance par le réseau téléphonique fixe ou GSM, le suivi et la maintenance de l’automate programmable du type Simatic S7 depuis un PC avec le dispositif Téléservice.
La liaison entre l’automate programmable et le PC est établie au travers du réseau téléphonique par ce dispositif.
Il donne accès, aux mêmes fonctions avec la même fonctionnalité et avec les mêmes outils de programmation, aux taches identiques accessibles sur site via la prise MPI.
Le dispositif Téléservice permet d’intervenir pour des opérations d’assistance au client, de maintenance, de mise à jour, d’analyse de dysfonctionnements et modifications des points de consigne et paramètres de réglage tout en augmentant la disponibilité des équipements au moindre coût depuis un point service centralisé, mais également à l’échange d’informations relatives au fonctionnement entre le S7 - CPU et le PC.

KMU France – Jean-Marc Ruch
kmufrance@kmu.com - Tél. 03.88.10.97.97

Réglementation des transports de marchandises dangereuses conditionnées

Public


Personnel des services logistiques, commerciaux et administratifs.
Opérateurs, expéditeurs, destinataires, personnel intervenant dans le transport de marchandises
dangereuses et ayant à respecter et à appliquer la réglementation du transport des marchandises
dangereuses.

Objectifs


Sensibiliser les personnels aux risques présentés par les marchandises dangereuses et développer l’esprit Sécurité et Prévention.
Obligation de formation édictée au chapitre 1.3 de l’A.D.R
Respect et application de la réglementation des transports de marchandises dangereuses.

Programme

  • Accueil. Présentation de la formation
  • Connaissance des marchandises dangereuses.
    Origine, nature, famille de produits
    Caractéristiques et dangers présentés par les produits.
    Risques liés à l’inflammabilité, toxicité, corrosivité
  • Généralités sur la réglementation.
    Classement des matières
    Codification des dangers
  • Transport des produits conditionnés.
    Conditionnement, emballage
    Inscription sur les emballages
    Marquage et étiquetage des colis
    Interdiction de chargement en commun
  • Signalisation des véhicules.
    Placardages, conditions d’exemption et limites
  • Documents réglementaires.
    Document de transport
    Consignes sécurité
    Certificats de formation des conducteurs
    Procédure de contrôle avant le départ des véhicules.
  • Responsabilité des différents acteurs.
    Rôle et mission du conseiller à la sécurité
    Responsabilité du chargeur, de l’emballeur, de l’expéditeur,
    du transporteur, sanctions.
  • Questions diverses.
  • Synthèse de la formation.

Conditions


- Lieu : siège de l’IFETS (94170 Le Perreux s/Marne)
- Durée : 1 journée (10h – 13h et 14h30 – 17 h)
- Dates : Mercredi 24 septembre 2008 / Mercredi 5 novembre 2008
- Intervenant : Jean-Marc Chollot
Conseiller la Sécurité pour le Transport de Marchandises Dangereuses - Consultant Hygiène Sécurité Environnement
- Coût : 480€HT (repas compris)
- Inscription : IFETS - Tel : 01 48 72 15 05 / Fax : 01 48 72 45 15 / Email : ifets@wanadoo.fr

Installations classées :
Caducité d’une autorisation d’exploitation d’une installation classée

A

ux termes de l’article 24 du décret n° 77-1133 du 21 septembre 1977, devenu l’article R.512-38 du Code de l’environnement, « l’arrêté d’autorisation cesse de produire effet lorsque l’installation classée n’a pas été mise en service dans le délai de trois ans ou n’a pas été exploitée durant deux années consécutives, sauf force majeur ».
Le bénéfice des droits acquis ne dispense pas de solliciter une nouvelle autorisation en cas d’extension ou de transformation de l’activité.
L’article L.512-15 du Code de l’environnement impose à l’exploitant d’une installation classée de renouveler sa demande d’autorisation, soit en cas de transfert, soit en cas d’extension ou de transformation de ses installations, ou de changement dans ses procédés de fabrication entraînant des dangers ou inconvénients pour la santé et la sécurité publiques ou pour l’environnement.
L’article 20 du décret du 21 septembre 1977 (devenu l’article R.512-33 du Code de l’environnement) prévoit, quant à lui que les modifications de nature à entraîner un changement notable des éléments du dossier de demande d’autorisation sont portées par l’exploitant à la connaissance du préfet, lequel apprécie s’il est suffisant d’édicter des prescriptions complémentaires ou s’il convient d’inviter l’exploitant à déposer un nouveau dossier de demande d’autorisation.

(Extraits « Droit de l’environnement n° 155 – janv/fevr. 2008)

En bref

 

Flatulences et éructations de nos troupeaux

Les flatulences et éructations de nos troupeaux sont un fléau pour la Terre. A l’échelle mondiale, chaque année, ils larguent dans l’atmosphère une bonne centaine de millions de tonnes de méthane : un puissant gaz à effet de serre, dont l’impact sur le réchauffement planétaire est plus de trente fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. Lorsque proviennent d’Australie des informations sur les ballonnements du kangourou, on craint donc le pire... Or il faut au contraire espérer ! Car si le kangourou pète, éructe et respire comme tous les bovidés (moutons, boeufs, chèvres), lui ne dégage pas de méthane ! Les ruminants ont le sait, ont un estomac à quatre poches.
(Extrait du journal Le Monde 6/04/08)

BILAN CARBONE

L’Agence de développement du Val-de-Marne lance un projet d’action collective axé sur l’utilisation des bilans carbone comme outil de gestion et de management de l’entreprise.
L’idée de l’action était de faire effectuer des bilans carbone aux entreprises, puis de les faire travailler sur les résultats obtenus pour aller vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en tentant de réduire les coûts liés à ces méthodes de travail. Une demande de financement a été déposée à la DRIRE et à l’ADEME.
L’IFETS s’associe à ce projet.
La cible est recruter 15 entreprises, de préférence val-de-marnaises. La phase de recrutement des entreprises débutera au mois de mai. La personne référente pour cette action est Melle Céline JUTZET à l’Agence de Développement du Val-de-Marne.
Vous pouvez la contacter au 01 43 90 64 15 ou à cjutzet@valdemarne.com
Info pratique :
Téléchargez la fiche de l’IFETS de mars 2008

AIDE A LA MISE EN PLACE D’UN SYSTèME DE MANAGEMENT ENVIRONEMENTAL (SME) ISO 14 001

Qu’est-ce qu’une SME ?
Un système de Management de l’Environnement (SME) est un Outil de Gestion Environnementale permettant :
• d’identifier les écarts par rapport à la réglementation en établissant la situation du site par rapport à l’environnement ;
• de mettre en place un programme d’actions environnementales en accord avec les budgets dont l’entreprise dispose ;
• de maîtriser l’ensemble des coûts environnementaux ;
• d’accéder à des marchés en positionnant l’ISO 14 001 comme un avantage commercial ;
• de donner une meilleure image de marque vis-à-vis du public et des clients grâce au label de certification ;
• de garantir l’accès à certains donneurs d’ordre ;
• de redynamiser et motiver le personnel par la mise en place d’une action collective.

Mise en place et vie du SME
La réussite de la mise en place d’un SME nécessite une totale participation de l’équipe de Direction et de l’ensemble du personnel.
Ceci implique une motivation permanente au-delà de la certification, car la mise en place ne constitue que la première étape du SME et non la moindre.
Le succès sera donc mesuré à la capacité à faire vivre le système. C’est pourquoi une formation et une sensibilisation du personnel aux problèmes d’environnement doivent être effectuées régulièrement et constituent une des clefs principales de succès.

Les prestations du bureau d’études
Parce que l’implication de l’entreprise est indispensable à la vie d’un SME, le Bureau d’Etudes doit intervenir principalement sur les domaines pointus où une expertise extérieure est nécessaire ; laissant ainsi à l’entreprise une entière liberté d’action et de décision.
Dans cette optique, le Bureau d’Etudes doit vous proposer ses prestations de conseil et d’organisation sur les domaines suivants :
L’analyse environnementale : en effet, elle nécessite une approche pluridisciplinaire et une expertise pointue dans le domaine de l’environnement. L’analyse environnementale constitue la clef de voûte du Système de Management Environnemental ;
La formation : parce qu’en faisant appel à des consultants extérieurs et spécialisés, l’entreprise acquiert une crédibilité plus importante vis à vis de son personnel, qui participera et adhérera plus facilement à la démarche.