E004 – attestation rt 2018

En quoi va consister la nouvelle attestation 2018 ?

Après la RT 2012, essentiellement centrée sur la question de l’efficacité au plan de l’énergie, la RT 2018 entamera un virage important pour en accroître les exigences. Elle intégrera a priori la composante environnementale des émissions de dioxyde de carbone liées la construction d’un bâtiment. Déjà d’actualité dans les grandes lignes de l’agenda de la RT 2012, la lutte contre l’émission de gaz à effet de serre sera renforcée. 

Nous vous proposons quelques éclairages concernant les matériaux, sachant qu’une mise en oeuvre pour les particuliers ne pourrait être effective dès 2018. Ils vous donneront un avant-goût de changements prévisibles dans le monde du BTP.

Quel est l’objectif de la RT 2018 ?

La loi Grenelle a déjà prescrit que tous les bâtiments neufs devront non seulement être BBC (à basse consommation), mais ils devront également être BEPOS (BBC+ énergie positive). L’équivalent de la consommation globale devra être produite localement en compensation, quels que soient les usages.

Cela signifie que toute l’énergie que l’on consomme pour le chauffage, la ventilation, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage et autres usages, devra être produite à partir d’installations locales.

Une préférence pour les éco-matériaux

Au vu du projet de loi, l’application de la RT 2018 s’accompagnera de plusieurs changements remarquables, notamment l’utilisation de matériaux écologiques tels que le bois, la paille, la laine de mouton ou le chanvre. Le but étant de générer des bâtiments à label biosourcé.

Il pourra être question de privilégier par exemple l’usage de roches volcaniques dans l’élévation des murs porteurs. Elles sont appréciées par leur caractère recyclable.

En vertu de la loi Grenelle, les éco-matériaux devront être définis, évalués et certifiés comme tous les autres matériaux.

attestation rt 2018

Des objectifs thermiques plus ambitieux pour les parois vitrées ?

Au 1er janvier 2018, plusieurs principes de la RT par éléments seront intégrés à tous les travaux et projets de logement, à savoir :

  • L’intégration de nouveaux dispositifs d’entrée d’air dans l’installation des fenêtres, afin de rendre plus efficace la ventilation des logements.
  • L’intégration de parois vitrées équipées de protections solaires mobiles au niveau des façades de bâtiment tertiaire et des fenêtres de toit pour un confort d’été plus optimal.
  • L’utilisation de vitrage chauffant aux endroits indiqués (ouvertures de maison), afin de réduire les pertes de chaleur.

Pourquoi le Code de l’urbanisme sera-t-il modifié ?

La nouvelle réglementation permettra de faire certaines améliorations, dans la perspective d’une généralisation à terme de bâtiments à énergie positive. L’exemple de la toiture est signifiant.

En France, il est recommandé de faire des isolations thermiques de toiture qui ne sont pas toujours évidentes à mettre en oeuvre. Dans les autres pays européens, quand on réalise des travaux de rénovation de toiture, on a le droit de rehausser un bâtiment en fonction de la valeur de la résistance thermique. L’objectif est la performance énergétique.

Face à cette difficulté, la mise en place de panneaux photovoltaïques ENR (énergie renouvelable) sur le toit sera encouragée.

Quelle est la grande nouveauté de la RT 2018 ?

L’une des grandes innovations de la RT 2018 sera certainement l’existence d’un document qui attestera de prise en compte de la réglementation thermique et acoustique à la réception de l’ouvrage. Il en ira de même pour l’existant lors d’une rénovation.

Cela implique qu’à la réception de l’ouvrage, il sera nécessaire de réaliser une étude thermique avec une analyse détaillée des matériaux utilisés. Les exigences réglementaires devront bien sûr être respectées.

Voilà quelques grandes lignes de la future réglementation dite « environnementale ».  Grâce à une expertise énergétique, il est possible dès aujourd’hui d’atteindre les standards de la RT 2018 et de valoriser son bien immobilier.

Editeur