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Pose de parquet en bois : ce qu’il faut savoir

Par Clémentine , on 2 juin 2021 - 13 minutes de lecture
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Pour le revêtement du sol de votre intérieur, une multitude de choix se présentent à vous. Pour changer du carrelage, du vinyle, du béton ciré, de la fibre végétale, ou encore de la moquette, de plus en plus de personnes optent aujourd’hui pour le parquet. Intégralement en bois, ce type de revêtement se distingue par ses nombreux points forts. Quels sont ses avantages ? Comment s’effectue sa pose et quelles sont les contraintes qui y sont associées ? Quelle attitude adopter face aux éventuels problèmes qui peuvent survenir ? Voilà autant de questions auxquelles nous répondrons dans cet article.

Le parquet en bois : définition et avantages

Le parquet est un revêtement de sol très ancien qui depuis quelques années fait son grand retour dans le milieu de l’architecture. Il est constitué d’un assemblage de lames de bois. En principe, un parquet est composé d’une couche supérieure en bois d’une épaisseur minimale de 2,5 mm. Plusieurs couches supplémentaires peuvent être ajoutées selon le rendu souhaité. À l’instar du carrelage et du linoléum, le parquet a pour rôle principal de protéger le sol. Il permet aux personnes, aux engins légers et aux animaux de circuler en toute sécurité. Grâce à la solidité et à la rigidité du bois, le parquet résiste à d’importantes charges, et présente une excellente durée de vie. Il s’agit donc d’un investissement rentable sur le long terme, surtout qu’en cas de problèmes majeurs, il suffit souvent de le poncer ou de le rénover.

Le parquet possède également d’excellentes propriétés isolantes, vous permettant ainsi de réaliser des économies en termes de consommation énergétique. Participant à l’amélioration de votre confort, le parquet est également un élément décoratif à part entière. À travers les couleurs, les finitions, les dispositions et les motifs, le parquet confère une certaine élégance à votre décor intérieur. Notez qu’il n’est également pas rare de trouver du parquet installé en extérieur. En ce qui concerne les motifs, vous avez le choix entre plusieurs possibilités. Les motifs les plus récurrents sont les suivants : en coupe de pierre, à l’Anglaise ou à coupe perdue, à la Française, à bâtons rompus, en échelle, en damier, de type Versailles, et en point de Hongrie.

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L’installation du revêtement de sol en bois dans un appartement par un spécialiste de la pose de parquet à Toulouse.

Les différents types de poses de parquet en bois

Pour installer votre parquet, vous avez le choix entre trois types de poses. Le choix d’une technique de pose dépend de plusieurs facteurs que sont :

  • La nature du parquet
  • L’utilisation des lieux ou l’intensité du trafic
  • Le système d’assemblage des lames
  • La spécificité du support

La pose clouée

C’est la technique de base pour l’installation d’un parquet. Conformément au Document Technique Unifié (D.T.U.) 51.1, elle est spécifiquement destinée au parquet massif. Dans un passé encore récent, la pose clouée était privilégiée par les professionnels et les particuliers. Elle consiste en effet à clouer les lames de parquet de façon perpendiculaire sur des lambourdes. Dans l’optique d’améliorer l’isolation thermique et phonique du sol, les lambourdes doivent être fixées sur une sous-couche isolante. Impliquant une surélévation obligatoire du niveau de sol d’au moins 50 mm, ce type de pose ne peut être envisagé qu’à l’occasion d’une construction ou d’une importante rénovation. Complexe et relativement coûteuse, la pose clouée requiert un certain savoir-faire. Pour éviter des défaillances, nous vous recommandons de faire appel à un parqueteur professionnel et expérimenté.

La pose collée

La pose collée consiste à coller les lames de parquet sur une chape de ciment, un carrelage, une dalle de béton ou un panneau aggloméré. Pour que la pose soit complètement réussie, il faudra vous assurer que le support soit rigoureusement sec (2% d’humidité maximum), lisse, solide et propre. Si ces conditions ne sont pas respectées, un ragréage sera alors inévitable pour corriger les défauts. Avec la pose collée, vous pouvez vous permettre tous les décors possibles, du bâtons rompus au point de Hongrie. Ne pouvant être utilisée qu’en intérieur, cette technique de pose offre un excellent confort de marche et permet de limiter les bruits de pas. Toutes les règles liées à ce type de pose, ainsi que les précautions qu’elle requiert, sont recensées dans le D.T.U. 51.2.

La pose flottante

Il s’agit de la technique la plus répandue actuellement, aussi bien en neuf qu’en rénovation. En effet, l’avantage principal de la pose flottante est qu’elle ne requiert pas d’aptitudes particulières. Vous pouvez la réaliser vous-même. Cependant, si vous n’êtes pas habitué à faire du bricolage, confiez tout simplement les travaux à un expert. L’autre avantage qui mérite d’être souligné est la rapidité de cette technique. En réalité, poser un parquet en utilisant la méthode flottante ne vous prendra pas beaucoup de temps, comparativement à la pose clouée. Tout ce que vous avez à faire est de coller ou de clipser les lames de parquet entre elles, en veillant à ce que l’ensemble soit fixé au sol. La pose flottante peut s’effectuer sur plusieurs types de supports, notamment la chape de béton, le carrelage, les panneaux de fibres de bois, le PVC ou l’ancien parquet. Pour améliorer les performances acoustiques, phoniques et thermiques du parquet, il convient d’installer en amont une sous-couche isolante. D’un autre côté, vous avez la possibilité d’installer ce type de parquet directement sur une moquette rase sans avoir à prévoir une sous-couche technique. Notez que la pose flottante est peu coûteuse.

L’essence de bois idéale pour un parquet

La résistance et la longévité d’un parquet dépendent étroitement de l’essence de bois qui a été choisie pour sa conception. Il existe une centaine d’essences de bois, chacune d’elles présentant des caractéristiques singulières. Avant donc de préférer une essence à une autre, il vous revient de bien vous renseigner sur les avantages et les inconvénients de celle-ci. Dans l’idéal, nous vous recommandons de vous rapprocher d’un parqueteur professionnel et expérimenté. Il vous aidera à choisir l’essence de bois qui convient à ce que vous recherchez comme résultat final. Dans tous les cas, gardez à l’esprit que plus les caractéristiques d’une essence de bois seront impressionnantes, plus son coût sera élevé. De façon générale, nous distinguons trois grandes catégories d’essences de bois idéales pour un parquet.

Les bois feuillus

Ce sont des bois particulièrement durs. Ils bougent très peu avec le temps et sont résistants aux passages réguliers et intenses. Cette catégorie regroupe des essences de bois tels que le frêne, le châtaignier, le chêne, le hêtre, le cerisier et le noyer.

Les bois résineux

Comparativement aux bois feuillus, les résineux sont beaucoup moins robustes. Néanmoins, ils ont l’avantage d’être plus accessibles en termes de coût. Il s’agit notamment du sapin, du mélèze, du pin, de l’épicéa, du pin d’Oregon et du cèdre.

Les bois exotiques

Les essences de bois de cette catégorie se distinguent par leurs teintes peu communes, ainsi que leur résistance particulière aux UV et à l’humidité. Les plus connues d’entre elles sont le teck, le bubinga, l’acajou, le merbau, l’amarante, et le cumaru. Si vous recherchez du bois tendre pour votre parquet, nous vous suggérons d’opter pour l’aulne ou l’épicéa. Par contre, si vous souhaitez que votre parquet soit conçu à base de bois rigoureusement dur, la meilleure alternative est l’iroko, l’eucalyptus, ou encore l’érable. Le charme, l’aformisia, l’orme ou encore l’angélique sont également des solutions très intéressantes.

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Les différents types de parquets en bois

Il existe trois grands types de parquets. Chacun d’eux présente des caractéristiques qui leur sont propres.

Le parquet massif

C’est le type de parquet le plus connu et le plus répandu. Vous le retrouverez dans de nombreuses maisons anciennes. Bien que sobre et discret, il confère à votre pièce un charme unique. Il peut être vitrifié, ciré ou huilé. Lorsqu’il est bien entretenu, le parquet massif peut avoir une durée de vie de plus de 100 ans. Sa capacité à résister à l’humidité en fait un excellent choix pour les pièces d’eau. Techniquement, les lames d’un parquet massif présentent une longueur comprise entre 3 et 6 m et une largeur de 50 à 70 mm. Quant à l’épaisseur, elle est de 23 mm. Selon vos préférences, elles peuvent être collées ou clouées sur des lambourdes.

Le parquet flottant ou contrecollé

Avec un nombre inestimable d’adeptes, le parquet flottant est le type de revêtement de sol le plus en vogue actuellement. Il est constitué de trois couches. Celle qui se trouve au-dessus est la plupart du temps en bois noble. Elle représente la couche d’usure. Quant à celle du milieu, elle est destinée à servir de support à la couche de parement. Généralement, elle est en bouleau ou en pin. Enfin, la couche de contre balancement a pour rôle de garantir l’équilibre de l’ensemble. L’avantage majeur de ce type de revêtement est la stabilité qu’il offre, ainsi que sa capacité à ne pas craquer sous les pas. Avec les lames de 14 à 23 mm d’épaisseur, vous pouvez envisager la pose clouée, flottante ou collée. Cependant, si vous souhaitez installer un système de chauffage par le sol, la pose collée s’impose à vous. Pour les lames de 8 à 10 mm d’épaisseur, la pose flottante demeure la meilleure solution. Selon vos envies, vous pouvez choisir de peindre, vernir, ou cirer votre parquet flottant ou contrecollé.

Le stratifié

Le stratifié est très souvent classé dans les parquets, mais ce n’est pas véritablement un revêtement, car il n’est pas composé d’essence de bois. Il est plutôt constitué d’une pluralité de couches, dont un support en aggloméré. Ce dernier accueille un papier décor qui imite le bois. Cet ensemble est recouvert d’une résine protectrice qui représente la couche d’usure. Certains parquets stratifiés imitent à la perfection le bois naturel en reproduisant les reliefs et la texture de ce matériau naturel. D’une façon générale, les stratifiés se distinguent par leur largeur qui peut excéder 20 cm et leur épaisseur qui est relativement moyenne. Comparés aux parquets massifs et flottants, ils sont relativement fragiles et peu résistants. Néanmoins, ils sont beaucoup plus faciles à installer, et surtout moins onéreux. Pour l’installation de ce type de parquet, la seule méthode à laquelle vous pouvez avoir recours est la pose flottante.

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Le prix de la pose de parquet

Plusieurs paramètres influencent le coût de la pose d’un parquet. Parmi ceux-ci, il y a le type de parquet, l’essence de bois utilisée, le type de pose, la finition, et bien évidemment le savoir-faire du professionnel.

Le coût des différents types de parquets

Le prix d’un parquet massif varie en fonction de l’essence de bois employée, de l’épaisseur des lames et de la taille. Généralement constitué intégralement de la même essence de bois, ce type de parquet est relativement coûteux. Au mètre carré, son coût se situe en moyenne entre 30 et 150 €. Avec au moins 50 €/m², vous pouvez avoir un parquet massif de bonne facture.

En ce qui concerne le parquet contrecollé, son coût est 10% moins élevé que celui d’un parquet massif. Il est défini par l’essence de bois, les dimensions, et l’épaisseur des lames, plus spécifiquement celle de la couche d’usure. Son prix moyen est compris entre 20 et 120 €/m². Pour un parquet contrecollé résistant, il faut prévoir au minimum 50 €/m².

Quant au tarif du stratifié, il est déterminé de la même manière que celui des autres types de parquets. À partir de 10€/m², vous pouvez avoir du stratifié. Néanmoins, si vous souhaitez miser sur la qualité, il faudra compter au moins 20 €/m².

Le prix de la pose d’un parquet

Des paramètres tels que la technique de pose, les frais relatifs à la préparation du support et les matériaux indispensables à la méthode de pose choisie influent sur le coût global de la pose d’un parquet. Si vous optez pour la pose flottante par exemple, vous devez prévoir entre 25 et 40 € HT/m². À ce prix s’ajoutent d’autres frais comme ceux de la finition et des prestations de préparation de supports. Hors prix de préparation, de finitions et du parquet, le coût global de la pose collée est compris entre 30 et 50 € HT/m². Pour une pose clouée, le prix ne devra pas excéder 45 € HT/m². Notez donc qu’en dehors des fournitures et des prestations éventuelles supplémentaires, la pose d’un parquet – quelle que soit la méthode – vous coûtera entre 25 et 50 € HT/m².

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Les problèmes liés à la pose de parquet et leurs solutions

Malgré les nombreux avantages du parquet, il peut parfois présenter des défaillances susceptibles de perturber votre quiétude. Le problème le plus courant est le bruit désagréable qu’il peut produire à chaque passage. Ce grincement ou craquement peut être dû à l’ancienneté du parquet, à l’humidité, ou encore aux variations de température. Dans l’un ou l’autre des cas, il existe des méthodes efficaces qui peuvent vous aider à résoudre ce problème. Si la source du problème est le taux d’humidité de votre logement, l’utilisation d’un humidificateur d’air suffit pour obtenir satisfaction. Par contre, si la cause se trouve ailleurs, nous vous suggérons d’utiliser du talc. Tout d’abord, passez l’aspirateur sur votre sol afin d’éliminer la poussière. Ensuite, étalez du talc sur votre revêtement en prenant le soin d’insister avec un balai ou une brosse afin qu’il passe bien entre les interstices du parquet. À l’aide d’une seringue, vous pouvez également injecter de la paraffine dans les interstices du parquet.

L’autre problème auquel sont souvent confrontés les parquets est le gonflement. En effet, il est assez courant de voir un parquet se gondoler ou se soulever. Ce problème est généralement causé par un dégât des eaux, un défaut lors de la pause, ou encore un souci de ventilation et d’aération. Face à cette situation, il vous revient de sécher votre parquet. Passez-y une serpillière bien sèche afin d’éponger l’humidité en surface. Chauffez ensuite votre pièce pendant quelques jours. Sur les lames les plus humides, utilisez un sèche-cheveux. Au besoin, installez un déshumidificateur d’air. Si malgré toutes ces méthodes, le problème persiste, faites appel à un professionnel pour aider à résoudre le problème.

Clémentine

Clémentine travaille pour un Bureau d’Étude Thermique (BET). Écologiste dans l’âme, sa mission est de favoriser la transition et de la rénovation énergétique de l’habitat. Elle participe activement à la réduction de l’empreinte environnementale des logements.